Un Synode qui aide les paroisses
« Oser témoigner de l’Évangile dans un monde fracturé » : le thème du Synode des 20 au 22 novembre engage une manière de se parler et de s’écouter. Avec les modérateurs, l’aumônier et les rapporteurs, le Conseil a longuement travaillé aux conditions du débat.
Chacun doit pouvoir exprimer ses convictions, entendre des désaccords et interroger ses propres positions. Partir d’un texte biblique, examiner ensemble les arguments et leurs conséquences : plusieurs pistes sont discutées. Le Conseil souhaite que la démarche vécue au Synode puisse ensuite aider les membres de nos Églises à aborder les enjeux politiques et géopolitiques à venir avec confiance et espérance. Les rapporteurs ont été invités à revenir en octobre pour préciser l’animation des groupes et la portée du texte final.
La relecture du rapport du Conseil régional au Synode a également permis de reprendre le travail de l’année : accompagnement des ministres et des paroisses sans pasteur, liens avec les services régionaux. Les conseillers souhaitent y dire aussi la fraternité qui permet de travailler, d’exprimer un désaccord et de se ressourcer en Christ.
Quatre chantiers en discussion
Les groupes constitués lors du séminaire des 4 et 5 juillet à Fontainebleau ont présenté leurs premiers travaux. Le Conseil les a discutés et précisés.
Pour accompagner les membres des Églises, trois dimensions restent liées : être accueilli, être engagé, être envoyé. Le groupe prépare un outil simple pour repérer les personnes, écouter leurs attentes et discerner leurs dons, en s’appuyant sur les formations existantes. Participer à la vie de l’Église peut déjà être une manière d’y être accueilli.
Pour le soutien aux expériences innovantes de vie d’Eglise, le Conseil précise ce qu’il entend encourager : des formes nouvelles de vie d’Église tournées vers ceux qui connaissent peu ou pas Jésus-Christ et ne fréquentent pas d’Église. L’annonce de l’Évangile, la relation personnelle avec Dieu et une foi vécue en communauté en sont les repères. Elles devront être portées par une équipe en lien avec l’Église protestante unie. Leur accompagnement reste à organiser.
Du côté de la revitalisation des consistoires, la rencontre avec leurs présidents a fait apparaître des situations très différentes, mais aussi des ressources et l’envie d’avancer. Visites aux conseils presbytéraux, formations de proximité et prière commune pour les paroisses sont proposées. La responsabilité des laïcs doit y être encouragée.
Le quatrième groupe qui travaille à encourager les Églises à passer du “projet de vie” à développer une “vision” part de cette question : « Pourquoi Dieu veut-il que nous soyons son Église là où nous sommes ? » Il prépare une démarche fondée sur l’Écriture et l’écoute de toute la communauté. Les échanges ont souligné ce qu’elle peut changer dans l’exercice des responsabilités : donner davantage d’autonomie autour d’une direction commune, prévenir l’emprise et rappeler que le Christ crucifié est le seul fondement de l’Église.
Une solidarité financière à travailler
Les réponses de 49 paroisses sur 69 font apparaître une baisse provisoire d’environ 70 000 euros des contributions au budget 2027. Des rencontres sont prévues avec les paroisses dont la forte baisse reste inexpliquée. Le Conseil veut aussi approfondir la dimension spirituelle du rapport à l’argent et adapter la manière d’encourager le don à la diversité des communautés.