8 pasteur.e.s, 8 parcours, une nouvelle aventure en région parisienne

Cette rentrée marque l’arrivée de 8 pasteur.e.s en région parisienne. Venu.e.s d’horizons et de parcours différents, ils et elles rejoignent nos Églises avec leurs expériences, leurs convictions et leurs élans. Faisons connaissance avec celles et ceux qui commencent une nouvelle étape de leur ministère parmi nous.

Fiona BAUDOUIN

Je m’appelle Fiona Baudouin. Je suis née à Niort, dans une famille de tradition réformée, et c’est dans cet héritage protestant que j’ai grandi et que s’est peu à peu dessinée ma vocation pastorale.
Mon parcours a d’abord été littéraire, avant que je m’oriente vers la théologie. Deux univers qui, finalement, se rejoignent assez naturellement : j’aime les mots, les textes, les questions qu’ils soulèvent et les chemins qu’ils ouvrent. La lecture occupe une place importante dans ma vie, et tout particulièrement la lecture et l’approfondissement de la Bible. Je crois profondément que les textes bibliques n’ont jamais fini de nous surprendre et que leur lecture, personnelle comme communautaire, nous invite sans cesse à les redécouvrir.

 

Dans ma vie personnelle, je suis fiancée à un professeur de philosophie. Nous partageons nos questionnement et nos doutes, et le goût des discussions (parfois sans fin) et des débats.

 

Ce qui m’anime particulièrement dans le ministère pastoral, ce sont les rencontres. Être pasteure, c’est pour moi accompagner des personnes dans les différentes étapes de leur vie, avec leurs joies, leurs doutes, leurs questionnements, leurs épreuves. C’est écouter, chercher avec l’autre, prier, et parfois simplement partager un bout de chemin. L’accompagnement spirituel, la prière et la lecture de la Bible sont ainsi au cœur de ce que je désire vivre dans mon ministère.

 

Depuis environ cinq ans, je suis également présente sur les réseaux sociaux sous le nom de @solaFiona. J’y ai commencé avec l’envie de vulgariser le protestantisme réformé. Aujourd’hui, j’aimerais aussi partager certains aspects de cette nouvelle vie de pasteure, et aborder des sujets ecclésiologiques et théologiques. Les réseaux sociaux sont pour moi un énième espace de partage et de transmission ; ils permettent d’aller à la rencontre de personnes qui ne franchiraient peut-être pas spontanément la porte d’un temple où d’une église.

 

En ce début de ministère, j’ai à cœur d’ouvrir le plus de portes possible, qu’elles soient réelles ou virtuelles, pour aller à la rencontre de chacun et de chacune et leur dire que notre Seigneur les appelle, qu’Il a une place pour eux, pour elles, et qu’Il désire faire de leur vie un chemin de sens et d’espérance. Qu’on doute ou qu’on soit convaincu… Cherchons ensemble, écoutons la Parole, prions et apprenons à vivre de l’Évangile.
Je me réjouis donc des rencontres à venir, des découvertes et des projets qui pourront naître, mais aussi de tout ce qui ne se prévoit pas. Une grande partie du ministère pastoral ne se joue-t-elle pas dans des rencontres inattendues, qui nous mènent sur des chemins imprévus ?
Je me rejoue de bientôt faire votre connaissance !

Rodolphe GOZEGBA DE BOMBEMBE

Depuis le 1er juillet 2026, je poursuis auprès de l’Église protestante unie de France, en Région parisienne, le chemin commencé depuis 2024 comme chargé de mission pour l’interculturalité, désormais comme ministre proposant. Ce changement de statut ne marque pas pour moi un nouveau départ. Il s’inscrit dans la continuité d’un travail d’écoute, de rencontres et de cheminement commencé dans les paroisses, avec les pasteurs, les conseils presbytéraux et les membres de nos Églises locales.

 

Je suis originaire de République centrafricaine, un pays dont l’histoire récente a été profondément marquée par les conflits et les fractures sociales et religieuses. C’est sans doute là que j’ai commencé à comprendre, très concrètement, combien la rencontre, le dialogue et la reconnaissance de l’autre peuvent contribuer à préserver ou à reconstruire une vie commune. Marié et père de famille, je vis en France depuis plusieurs années. Mon parcours m’a conduit à exercer différents ministères : comme suffragant au sein de l’EPUdF, notamment en Nord-Normandie et en Thiérache, puis comme vicaire au sein de l’UEPAL. J’ai également eu l’occasion d’enseigner la théologie à la Faculté de Théologie Évangélique de Bangui (FATEB), à la Faculté Universitaire de Théologie Protestante de Bruxelles (FUTP) et à l’Institut Œcuménique de Théologie Al Mowafaqa de Rabat. Mon doctorat en théologie dogmatique, soutenu à l’Institut protestant de théologie de Paris et consacré à la pensée de Jürgen Moltmann, m’a donné des repères pour penser la foi chrétienne dans un monde traversé par les différences, les tensions mais aussi par l’espérance. Ces formations et ces expériences m’ont apporté quelques outils. Mais je mesure de plus en plus combien ce sont aussi les personnes rencontrées, les paroisses visitées, leurs questions, leurs fragilités et leurs initiatives qui continuent de former mon regard. Je reste donc convaincu que l’interculturalité n’est pas un sujet périphérique pour l’Église. Elle touche à notre manière de vivre l’Évangile ensemble. Elle nous apprend que l’autre n’est pas seulement celui que nous accueillons : il est aussi celui par lequel nous pouvons être déplacés, interrogés et enrichis. Elle ne s’impose pas d’en haut. Elle se construit patiemment, dans la confiance, dans l’écoute et dans l’apprentissage mutuel.

 

Devenir aujourd’hui ministre proposant, c’est pour moi recevoir l’appel de Dieu à poursuivre et à faire fructifier ce qui a déjà été commencé. J’ai accueilli cet appel dans l’esprit de la réponse d’Ésaïe : « Me voici, envoie-moi » (Ésaïe 6,8), avec le désir de me rendre disponible et de servir là où l’Église m’appelle. Ce nouveau ministère m’appelle surtout à continuer de marcher avec les paroisses, à apprendre avec elles et à servir, à ma place, une Église où la diversité puisse être reçue non comme une difficulté à gérer, mais comme une possibilité offerte de mieux faire Église ensemble.

Henri KERNEN

Le Seigneur a beaucoup d’humour et beaucoup de patience. Il aime nous conduire par des chemins que nous n’aurions pas choisis nous-mêmes. J’en ai emprunté un certain nombre avec Lui. Aujourd’hui, ils me conduisent jusqu’à la paroisse de Montparnasse-Plaisance.

 

C’est avec reconnaissance que je me mets au service de l’Église, heureux de pouvoir servir une communauté vivante, riche de son histoire, de ses engagements et de la diversité de celles et ceux qui la composent. J’ai à cœur de partager avec cette paroisse la joie du culte, du catéchisme (oui, même pour les adultes !) et des études bibliques, qui nous feront cette année parcourir le thème de la Terre. Et parce que les plus belles conversations trouvent souvent leur place autour d’une table, je me réjouis déjà des apéricultes, des groupes de partage, des déjeuners et de tous ces moments fraternels où, un verre à la main, la parole circule aussi librement que la joie d’être ensemble.

 

Je sais que le Seigneur nous précède toujours. C’est dans cette confiance que je viens marcher à vos côtés, afin que nous apprenions ensemble à écouter sa voix et à discerner les chemins de son Royaume. Et qui sait ? Peut-être découvrirons-nous, peu à peu, le sens de cette promesse du Christ : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » (Jean 8,32)

José KINSOU

Je m’appelle José Kinsou et je suis marié à Chantal SAÏ. Ensemble, nous avons la joie d’avoir trois enfants : deux filles et un garçon.

 

Mon parcours a commencé par des études primaires, secondaires et au lycée, sanctionnées par un baccalauréat série D. Animé par l’appel du Seigneur, j’ai ensuite intégré la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé, où j’ai obtenu une maîtrise en théologie.

 

Au fil des années, le Seigneur m’a conduit à exercer différents ministères au service de son Église. J’ai été pasteur dans plusieurs Régions synodales, puis enseignant à l’École de Théologie Protestante de Porto-Novo, au Bénin. J’ai ensuite été appelé à assumer des responsabilités nationales comme Directeur de l’Enseignement protestant de l’Église Protestante Méthodiste du Bénin, puis Secrétaire général de cette même Église.

 

Par la suite, j’ai exercé le ministère d’aumônier universitaire et scolaire avant d’être envoyé par la Communauté d’Églises en Mission (Cevaa) à la Paroisse internationale francophone d’Andohalo, à Antananarivo (Madagascar).

 

Cette expérience à Madagascar a été particulièrement marquante. J’y ai découvert une communauté où des chrétiens de différentes nationalités et de diverses traditions ecclésiales – protestants, catholiques, baptistes, évangéliques – vivaient une communion fraternelle authentique. Chacun mettait ses dons et ses charismes au service de la communauté afin de faire vivre une Église unie dans la diversité. Cette expérience m’a profondément convaincu qu’une Église qui cultive la fraternité et la confiance permet à chacun de trouver sa place et d’accomplir de belles œuvres au service de Dieu et du prochain.

 

De retour au Bénin, j’ai été nommé président de la Région synodale de Cotonou. Après j’ai été retenu après l’entretien avec la Commission des ministères par l’EPUdF qui m’a permis de servir à Dunkerque pour six année.

 

Toutes ces étapes ont été pour moi de véritables écoles de formation. Les années passées dans les paroisses m’ont appris que le ministère pastoral ne repose pas d’abord sur les diplômes, mais sur la capacité à écouter, à accueillir et à marcher avec les personnes. Une parole entendue durant mes études ne m’a jamais quitté : « Lorsque vous entrez dans une Église pour vivre la communion fraternelle et vous rendre disponibles, laissez vos diplômes au fond de la valise et soyez prêts à écouter chaque personne, qu’elle soit riche ou pauvre, croyante ou non. » Cette conviction continue d’orienter ma manière de vivre le ministère.

 

Aujourd’hui, j’arrive en région parisienne avec un esprit de service et d’ouverture. Je viens pour partager les expériences que le Seigneur m’a permis d’acquérir tout au long de mon parcours, mais aussi pour apprendre des uns et des autres. Je souhaite me mettre humblement au service de la paroisse, de la région et, à travers elles, de l’Église universelle qui se manifeste concrètement dans chacune de nos communautés locales.

 

Ce qui m’anime profondément comme pasteur est de contribuer, avec l’aide du Seigneur qui appelle et qui envoie, à bâtir une communauté unie autour de la Parole de Dieu. Je désire encourager chaque chrétien à se reconnaître pleinement membre de la famille de Dieu, à vivre sa foi de manière concrète et à mettre ses dons au service de tous. Mon désir est de demeurer fidèle à cette mission : servir, veiller et édifier, afin que l’Église reste debout, solide dans la foi, fraternelle dans ses relations et pleinement engagée dans son témoignage au cœur du monde.

 

En regardant le chemin parcouru, je rends grâce à Dieu pour sa fidélité. À chaque étape de mon ministère, il m’a précédé, m’a formé au contact de son peuple et m’a appris que servir l’Église est avant tout une grâce avant d’être une responsabilité.

 

« Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Éternel des armées. » (Zacharie 4.6)

Sandrine MAUROT

Je suis une pasteure heureuse. Heureuse de la liberté et de la créativité possibles dans notre Église.
J’aime tout simplement méditer avec d’autres les textes bibliques, à l’écoute de l’Esprit saint et en résonance avec ce que nous vivons. De par ma formation universitaire et mes goûts personnels, j’ai une approche plus littéraire que philosophique. Sensible à la musicalité des textes bibliques, à leur rythme, aux images dont ils sont tissés, je crois que la forme et les genres littéraires sont essentiels pour mieux les comprendre.

 

Je suis née à Paris, tout à côté de l’IPT, puis j’ai passé une bonne part de mon enfance en banlieue parisienne avant un retour à Paris pour des études en classe préparatoire littéraire puis à la Sorbonne nouvelle. J’ai successivement été professeure de lettres, de Français langue étrangère/alphabétisation en volontariat de service civique dans une association de solidarité avec les travailleurs immigrés (ASTI) en France , puis deux ans dans l’est de l’Afrique. Par la suite, j’ai travaillé en Politique de la ville à la Mairie de Paris puis au ministère de l’Éducation nationale, rue de Grenelle, tout en poursuivant des études de théologie. Après un stage dans l’Eglise locale d’Asnières Bois-Colombes, j’ai commencé mon ministère à Roubaix, ce qui n’a pas été facile au début. J’y suis finalement restée dix ans ! Dix ans de travail en équipe, de recherche, d’amitié partagée…
Le projet de cette Église voulait relever le défi de permettre aussi à de jeunes adultes de se ressourcer et d’expérimenter l’évangile ensemble, non pas en inventant une forme nouvelle, mais en incarnant davantage la fraternité/sororité et en revivifiant les fondamentaux du culte luthéro-réformé : importance de la liturgie et de la prédication, place du silence, répertoire faisant la part belle aux chorals luthériens et au Psautier français…

Un sondage en mai 2025 nous a montré que c’était possible, puisque neuf ans plus tard 56% des pratiquants du culte dominical ordinaire avaient moins de 45 ans.

 

J’arrive au Foyer de l’Âme avec le désir d’aider la communauté qui l’anime avec coeur à répondre à sa vocation d’être un lieu chaleureux pour les citadins en quête de sens, dans la belle tradition libérale d’ouverture mais aussi d’exigence évangélique de son fondateur, Charles Wagner.

 

En plus de mon travail dans cette Eglise locale, je suis engagée depuis 2020 au sein de la Commission nationale de liturgie, qui travaille actuellement sur le baptême, et membre du groupe liturgie de la Communion d’Eglise protestante en Europe (CEPE). J’ai aussi été élue au bureau du Conseil national en 2025.

Edina PULAÏ

« Va vers le pays que je te montrerai. » (Gen 12 :1)

Mon histoire est traversée par le déplacement — géographique, culturel, ecclésial et, bien sûr, sportif, en parcourant les kilomètres au sens propre comme au sens figuré.

 

De la Hongrie à Paris, du monde rural aux grandes métropoles, des paroisses aux aumôneries, ces passages m’ont appris que le ministère pastoral se construit moins dans des certitudes que dans une capacité d’écoute, d’adaptation et de fidélité.

 

Ce sont les rencontres — dès l’enfance jusqu’à aujourd’hui, au sein de ma famille biologique et spirituelle comme en dehors, — qui ont peu à peu donné chair à ce que je croyais et à la manière dont je souhaitais être au service. Les personnes croisées sur mon chemin m’ont permis d’apprendre, d’expérimenter, de grandir, d’affermir ma foi, de discerner ma vocation et d’habiter mon engagement. La foi en Jésus-Christ m’a toujours fascinée. J’ai toujours senti sa présence, non comme un recours magique, mais comme un compagnon de route, un ami et un frère fidèle, exigeant, qui me guide.

 

Mon identité est marquée par une double appartenance. J’ai la double nationalité, mais, au-delà des papiers, je porte en moi une double culture qui imprègne mon chemin de vie, mon rapport au monde et à l’Église. Ma théologie et ma vocation pastorale se sont construites ensemble, dans un dialogue constant entre la réflexion théologique et l’expérience vécue.

 

Aujourd’hui, je peux dire avec gratitude que je fais partie de la grande famille chrétienne, notamment à travers mes engagements œcuméniques. J’ai eu la joie de servir l’Église dans différents ministères, en France comme en Hongrie, dans des contextes ruraux et urbains. En paroisse, mais aussi en milieu hospitalier, carcéral et militaire, chacune de ces expériences m’a profondément transformée. Chacune m’a appris une manière différente d’écouter, d’accompagner et d’être présente.

 

Je garde gravés dans ma mémoire des visages, des voix et des silences partagés. Depuis cinq ans, j’ai également le privilège de servir au sein de la Commission des ministères de notre Église, un espace exigeant et passionnant. Discerner les vocations, accompagner des parcours, réfléchir à l’avenir de notre Église demandent du temps, de la rigueur, de la bienveillance et un véritable travail collégial et enrichissement personnel.

 

Mon parcours m’a aussi appris que l’Église ne se construit jamais seule. Elle se rêve, se discerne, se débat et s’édifie ensemble. J’ai appris à faire confiance à l’intelligence collective, à la force du dialogue et à la grâce du pardon lorsqu’il faut recommencer. Mon espérance est celle d’une Église qui chemine humblement avec le monde, qui se laisse questionner, déplacer et renouveler par l’Évangile ainsi que par celles et ceux qu’elle rencontre. Une Église imparfaite, mais vivante.

 

Et j’ai le désir, encore, de continuer à marcher avec elle. Me voici dans la région parisienne, de retour aux sources, là où je suis arrivée il y vingt ans. C’est avec grande joie que j’ai répondu à l’appel de la paroisse de l’Annonciation où je forme un binôme pastoral avec Olivier Pütz. Une nouvelle aventure commence, avec de nouveaux visages et de nouveaux horizons. Je me réjouis également de découvrir le visage du Christ dans chaque rencontre : les membres de ma communauté, le consistoire, mes collègues : celles et ceux qui encouragent, questionnent, qui déstabilisent, ralentissent ou surprennent. Car je crois qu’être disciple du Christ, c’est accepter de se laisser déplacer. Comme les disciples d’Emmaüs, je vois souvent que « Jésus lui-même s’approche et fait route avec nous » (Luc 24 :15).

Olivier RIEUSSET

Originaire d’Alès, dans le Gard, je suis père de trois grands enfants : Louise, Augustin et Zélie.
Après des études de philosophie à Montpellier, j’ai travaillé pendant 18 ans dans le champ de l’insertion professionnelle et dirigé une structure associative qui œuvrait dans ce domaine.
Dès mon adolescence, je me suis engagé au sein de l’Église Réformée de France d’Alès (devenue ensuite l’EPU du Bassin alésien) dans différentes responsabilités : d’abord dans le scoutisme et les activités de jeunesse, puis le chant, la musique, dans les activités d’un groupe de jeunes familles, la catéchèse…

Chemin faisant, l’idée de s’engager dans le ministère pastoral a émergé et muri. Si bien qu’en 2017, j’ai décidé de suivre un cursus d’études de théologie, dans un premier temps au sein de l’IPT de Montpellier (de 2017 à 2020) où j’ai obtenu la Licence. J’ai ensuite poursuivi mon cursus en Master à l’IPT de Paris.

En 2021-2022, j’ai effectué mon stage de Master « Église et société » au sein de la paroisse EPUDF de Nîmes Ouest – Mas des Abeilles, suite à quoi j’ai été nommé comme pasteur proposant dans la paroisse de Valence, dans la Drôme.

En 2026, c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre pour moi : j’ai rejoint la paroisse de Sens et environs. C’est avec joie que je découvre ici un cadre de vie plein de charme, mais aussi un nouveau visage du protestantisme, façonné par une histoire singulière.

Céline ROHMER

Depuis quelques semaines, Paris devient peu à peu notre ville. Avec mon mari, nous découvrons un nouveau quartier, une nouvelle paroisse, de nouveaux visages. Une installation pastorale est toujours un commencement. Elle est aussi une rencontre, et c’est avec beaucoup de joie que je rejoins aujourd’hui les Églises de la région parisienne.

 

Je suis pasteure de l’Église protestante unie de France depuis 2000. J’ai d’abord exercé mon ministère dans plusieurs villages de la région Cévennes-Languedoc-Roussillon, avant de rejoindre le service de formation biblique « Théovie ». Après un doctorat en théologie consacré aux paraboles dans l’Évangile de Matthieu, j’ai été nommée maître de conférences en Nouveau Testament à l’Institut protestant de théologie (Montpellier). La recherche, l’enseignement et l’écriture ont profondément nourri mon ministère, mais je ne les ai jamais considérés comme un monde à part. Pour moi, la théologie ne prend tout son sens que lorsqu’elle rencontre la vie des communautés, éclaire une existence et ouvre un dialogue.

 

Je suis particulièrement heureuse de retrouver aujourd’hui un ministère pastoral en paroisse. J’aime préparer un culte, accompagner une équipe, visiter, écouter, partager les joies et les épreuves, lire les Écritures avec d’autres. Je crois profondément que l’Évangile ne nous éloigne pas du monde : il nous apprend à l’habiter autrement. Il ne fournit pas des réponses toutes faites, mais déplace nos questions et ouvre des chemins de confiance.

 

Je suis également très attachée au dialogue œcuménique. Les différences entre Églises ne sont pas, à mes yeux, des frontières à défendre, mais une invitation à découvrir ensemble la richesse de l’Évangile. Dans une société où les occasions de se rencontrer deviennent parfois plus rares, je crois que nos communautés ont une responsabilité particulière : offrir des lieux où prier, chercher, écouter et construire ensemble.

 

Au fil des années, j’ai eu la joie d’enseigner, de publier quelques ouvrages, d’écrire régulièrement pour différents journaux et revues, et d’intervenir dans diverses formations. À travers ces activités, je poursuis le même désir que dans le ministère pastoral : partager une lecture exigeante des textes bibliques dans une langue accessible, pour qu’ils puissent nourrir la foi et la réflexion du plus grand nombre.

 

Je suis heureuse de rejoindre aujourd’hui la paroisse de Pentemont-Luxembourg, où j’exercerai mon ministère aux côtés de la pasteure Sophie Ollier. Nos premiers échanges laissent déjà entrevoir une collaboration stimulante, confiante et heureuse au service d’une même communauté. J’espère que nous aurons bientôt l’occasion de nous rencontrer et de faire route ensemble. C’est avec beaucoup de joie, d’élan… et de curiosité que je commence ce nouveau chapitre parmi vous.

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