Étape 1 : construire le questionnaire
En posant, il y a plus d’un an, une simple question au Conseil régional, Constance Wiblé, membre du groupe de travail “communication” de la région ne pensait pas se retrouver, avec les rapporteurs, sur l’estrade au Synode de l’EPUdF région parisienne au mois de novembre 2024. “Lorsque le Conseil régional m’a demandé de me pencher sur la stratégie de communication de la région, je l’ai fait avec plaisir. Afin de proposer des pistes pertinentes, je les ai interrogés sur l’historique des études, sondages et enquêtes qu’ils auraient pu faire dans les dernières années”, se remémore Constance. “Nous sommes continuellement piégés par nos biais, nos idées préconçues et notre propre expérience, je me suis dit que ce serait intéressant que nous puissions faire un pas de recul et essayer de limiter les effets de ces biais.” Convaincu de la nécessité de se livrer à cet exercice, le Conseil régional a entamé une large consultation auprès des pasteur(e)s, des présidents et présidentes des conseils presbytéraux mais aussi des délégués synodaux. “Une telle démarche n’avait jamais été faite dans la Région, nous avons pris le temps d’échanger avec de nombreuses personnes pour être sûrs que nous allions dans la bonne direction”, précise Samuel Amedro, président du Conseil régional.
Une fois tous les feux au vert, une équipe de travail se constitue au printemps pour travailler avec Constance : le pasteur Marc de Bonnechose, informateur régional, Tristan Chaffort, consultant en stratégie de communication, Nicolas André, directeur marketing, Didier Acket, vice-président du Conseil régional et Emile Barbu, responsable communication de l’EPUdF Région parisienne. Très rapidement, l’équipe constate ses limites en matière de sondage. “Après 2 réunions, nous nous sommes rendus à l’évidence. Un tel travail nécessite l’aide d’un expert en la matière. Un institut spécialisé dans les sondages et enquêtes d’opinion, analyse Didier Acket. “Nous nous sommes adressés à l’institut Occurrence, qui fait partie du groupe Ifop. Avec eux, nous avons élaboré le questionnaire. Nous avons eu d’intenses débats et de nombreuses questions. L’accompagnement par Occurrence a été capital pour avoir une enquête qui puisse nous apporter une réelle aide dans nos décisions.”