Les Diaconesses de Reuilly – Présentation

Merci de cette occasion de partager avec vous quelques nouvelles de la Communauté des sœurs de Reuilly et de nous faire ainsi place dans la vie locale et régionale de l’Eglise Protestante Unie !

Depuis quelques mois, nous les sœurs, partageons notre nom avec la Fondation Diaconesses de Reuilly. C’est-à-dire que désormais lorsque nous disons, lorsque d’autres disent de nous « Les Diaconesses de Reuilly », il ne s’agit plus seulement de la Communauté des Sœurs, mais de l’ensemble plus large, de la Communauté des sœurs avec celle des professionnels et bénévoles qui œuvrent à la Direction générale et dans les établissements.

Du côté de la Direction Générale, l’interpellation venait d’une recherche d’un vocable plus simple et percutant pour les interlocuteurs ordinaires de la Fondation qui de fait depuis longtemps pour désigner tel ou tel établissement ou action disent volontiers « Les Diaconesses de Reuilly », mais aussi pour emmener tous ceux et celles qui y œuvrent à une plus profonde perception d’un ouvrage commun et partagé.

C’est une chose que d’autres disent « les diaconesses » en parlant d’un ensemble, d’une institution, d’une communauté, en faisant en quelque sorte abstraction des personnes, cela en est une autre plus intime, plus existentielle pour une communauté, que de reconnaître à un autre, différent, voire vraiment différent, la légitimité de porter le même nom que soi, de lui offrir ce nom d’autant plus lorsqu’il contient un engagement de vie qui cherche à être radical.

 

Oui, c’est un choix fort que celui de partager son nom !

Aussi au-delà de la stratégie, nous avons voulu en faire un choix spirituel, voir théologique dont nous n’avons pas fini d’explorer, je pense, la portée.

Ce nom engage, il doit engager profondément tous ceux et celles qui militent sous ce nom, qu’ils soient sœurs de la Communauté ou non. ….

 

Nos origines remontent à 1841. Un pasteur, Antoine Vermeil, percuté par la misère de son temps et par la division de son église. Une femme, institutrice célibataire, en quête d’engagement total de sa personne et de sa vie à la suite du Christ, convaincue que les dénominations importent peu et que seule compte la radicalité de l’Evangile.

Dès le début, non pas une institution à deux têtes mais un compagnonnage étroit, une concordance de vision, un écho profond, une amitié spirituelle.

Chacun à sa place, sans confusion de rôle, d’action, de vie, sans domination de l’un ou de l’une sur l’autre….

 

Il me semble que ce que nous essayons de vivre aujourd’hui au sein de la Fondation est un peu du même ordre. « Les Diaconesses de Reuilly », ce sont deux communautés, celle des sœurs et celle de tous ceux et celles qui œuvrent d’une manière ou d’une autre au sein de la Fondation Diaconesses de Reuilly. Deux communautés qui veulent relever le défi de faire ensemble Communauté en gardant chacune leur caractère propre et spécifique et en exerçant chacune une forme d’hospitalité !

Ce ne sont pas deux communautés égales en nombre et en force mais un équilibre se donne, se fait, précaire, fragile peut-être mais cependant bien réel et fort. C’est un miracle et un mystère !

Les miracles, il faut savoir les reconnaître, il faut en rendre compte avec ardeur, conviction, joie, étonnement… et humilité ! Le mystère lui, invite au silence, à l’écoute, à l’inclinaison profonde comme attitude fondamentale, à la reconnaissance, à la non maitrise, à l’accueil….

La Communauté des Sœurs de Reuilly, c’est aujourd’hui 46 sœurs.

Malgré quelques entrées en Communauté ces dernières années, la pyramide des âges, pour l’heure, est une pyramide inversée…. ce qui donne à la fois beaucoup de maturité et beaucoup de fragilité !

 

En recevant ma charge de Prieure, j’ai dit à mes sœurs que je choisissais la vie, je crois que le Seigneur « comme un cadeau de grand prix, nous offre son aujourd’hui pour tout y espérer » (de la Règle de Reuilly) mais qu’il nous faut avoir du courage, de l’audace sans doute aussi… Il faut que nous repensions, voir réinventions notre vie ensemble dans cet aujourd’hui, en étant ancrées dans le réel pour que par l’œuvre de Dieu, il nous soit vraiment tremplin et pas chappe de plomb sur nos têtes.

Ce que nous faisons, sans doute que bien d’autres peuvent le faire et même peut-être mieux, mais ce que nous sommes, ce que notre vocation imprime de profond en nous par l’engagement à vie dans une communauté a, je crois, quelque chose d’irremplaçable pour la vie du monde et de l’Eglise.

 

Il est important et nécessaire de prier pour des vocations à une forme de vie comme la nôtre de même qu’il est important et nécessaire de prier pour d’autres types de vocations dans nos églises, qu’elles soient pastorales, diaconales ou selon ce que le Seigneur inspirera ! Vous et nous manquons-nous d’audace et de ferveur dans notre prière au « Maître de la moisson » ???!

 

Vous pouvez nous trouver à Versailles, la Maison Mère, en voisinage étroit avec la Direction Générale de la Fondation mais aussi au Moûtier Saint Voy, en Haute Loire. Deux lieux, l’un en milieu très urbanisé, l’autre dans le monde rural, deux territoires qui impriment des manières spécifiques de vivre notre même vocation à la prière et à la vie communautaire, dans le célibat et la chasteté, la mise en commun des biens et la sobriété de vie, l’obéissance et la soumission mutuelle.

 

L’hospitalité qui s’enfante de façon particulière dans cette forme de vie veut, dans la mesure de nos possibilités, pouvoir s’offrir à toute personne en quête de sens, en quête d’approfondissement de sa vie spirituelle et de foi. Elle veut pouvoir s’offrir à des groupes de milieux d’église divers pour qui il est signifiant de pouvoir s’appuyer sur la vie régulière de la Communauté et d’articuler un temps de travail, de réflexion et de partage sur son rythme de la prière liturgique et quotidienne.

 

Vous êtes les bienvenus !

 

Cependant, la permanence de la prière de la communauté demeure ce lieu d’hospitalité où tous ont leur place qu’ils soient présents ou absents.

 

A Reuilly, rue du Sergent Bauchat, sur le site du Groupe Hospitalier Diaconesses-Croix saint Simon, aujourd’hui entité indépendante mais ancrée dans les deux fondations mères que sont la Fondation Diaconesses de Reuilly et la Fondation Œuvre de la Croix Saint Simon, dans ce qui demeure la Fraternité des Sœurs, une sœur assure avec quelques familiers la régularité de la vie liturgique et participe à l’aventure entreprise il y a déjà plusieurs années de la « Maison d’Unité » qui propose à des jeunes de confessions chrétiennes diverses des colocations à Paris ou dans ses environs, pour un maximum de 3 ans avec pour visée la découverte des églises et l’apprentissage d’un œcuménisme de terrain engagé.

 

Depuis septembre 2024, nous accueillons sur notre site de Versailles, une de ces colocations avec 4 jeunes femmes et nous sommes mutuellement heureuses de ce voisinage !

 

Quelques unes d’entre nous vivent désormais aussi en EHPAD, tout en continuant à chercher à vivre leur vocation jusqu’au bout, elles partagent ainsi la vie de beaucoup des aînés de notre temps et nous la situation de bien des familles.

 

Le Seigneur nous a conduites à avoir une fondation en Polynésie et une autre en Norvège … toutes les deux, malgré un très petit nombre de sœurs ont un fort rayonnement. Le grand Sud, le grand Nord !

Et puis il y a notre compagnonnage avec les sœurs de l’Emmanuel au Cameroun.

Une Communauté issue de nous, qui nous ressemble beaucoup dans notre marche commune sur cette même ligne de crête entre silence et diaconie, solitude et accueil, retrait et engagement….

La Communauté de l’Emmanuel compte : 21 sœurs consacrées, 13 professes temporaires et 1 novice. Sœur Angèle, leur nouvelle prieure, a été bénie dans sa charge quelques semaines après moi….

 

Je crois qu’aujourd’hui, dans notre monde fracturé et violent nous sommes conviées ensemble à choisir la compréhension, le respect et la confiance mutuels, nous sommes conviées à aller au-delà de l’histoire de nos peuples, à vouloir la réconciliation, le partage et l’entraide fraternelle… C’est certainement aller à contre-courant des tendances du temps !

 

Je terminerai ces lignes en vous remerciant pour votre hospitalité dans ces pages,

en vous demandant de prier pour notre Communauté et aussi pour l’ensemble de la Fondation,

et de ne pas hésiter à nous proposer votre aide, votre soutien quels qu’en soient la forme !

Que votre marche vers Pâques soit guidée par l’ombre lumineuse de la Croix du Christ,

qu’Il vous redise sa présence, à chacune et à chacun même

lorsque vous pensez vous être éloignés ou éprouvez qu’Il se tient loin de vous.

Que le Seigneur vous visite en ce Carême et qu’Il en fasse pour vous et avec vous un chemin de Vie.  Lui qui nous l’offre en abondance.

 

 

Sœur Anne

Prieure de la Communauté des Diaconesses de Reuilly

 

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