à quoi ça sert : le conseil national

Le Conseil national va être renouvelé d'ici trois semaines au Synode national. À quoi sert-il ? Qui sont ses membres ? Pour en savoir un peu plus, le témoignage d'une membre sortante et les attentes d'un membre proposé à l'élection.

 

Pasteure Christina WEINHOLD, membre sortante

 

Notre église se veut participative. Pour cela il faut des membres qui s’investissent à tous les nouveaux de la vie de l’église, aussi au niveau de la gouvernance. Ce schéma montre à quel point les instances sont liées les unes aux autres : les membres d’une église locale vont mandater pour quatre ans les membres au conseil local. Ce conseil reste en lien avec les églises autour du lien du consistoire et sa délégation au synode régional. Et finalement les régions de notre église se retrouvent au synode national qui va élire son conseil avec 20 membres, dont un tiers jusqu’à la moitié sont des pasteur.e.s.

 

La constitution dit avec son langage peu poétique :

  • 5 – Attributions

5.1. Le conseil national représente le synode national dans l’intervalle de ses sessions. Il gère les affaires de l’Union et la représente au regard des tiers. Il rend compte annuellement de sa gestion au synode national.

 

Fin mai je vais quitter le conseil national après deux mandats et on m’a demandé de donner un peu de vie à cette définition seche par un témoignage personnel.

 

Tout d’abord j’ai découvert que ce n’est pas autrement au conseil national qu’ailleurs dans l’église. C’est un groupe de personnes qui ont accepté de suivre un appel (élection par le synode national) pour intégrer une instance. On y arrive sans compétence autre que de connaître déjà un peu notre église et d’y être engagé quelque part. Pour chaque séance (5 fois par an du vendredi soir 18h à dimanche 16h, plus le synode national) les membres arrivent de tous les coins de la France. C’est un des aspects que j’ai apprécié : cet élargissement d’horizon. On découvre à travers les témoignages et les dossiers traités la réalité de notre église dans toute sa diversité : du monde rural, aux hyper centres, de Brest à Menton, de Nancy à Tarbes. On découvre toute sa richesse : des membres qui portent des projets et qui ont plein d’idées pour faire vivre l’église un peu partout dans des contextes divers et variés.

 

Un ordre du jour du conseil national ressemble à celui d’une église locale : On parle de bâtiments et de finances, des animations et des projets, de la musique, des questions concernant des personnes… Parfois cela touche à des questions sensibles : lors de ce mandat nous avons mis en place une charte de prévention contre des harcèlements et abus dans l’église, et nous avons dû accompagner des situations de souffrances. Je suis témoin qu’il y a eu une vraie volonté d’attaquer des problèmes existants et de trouver des solutions.

Au conseil nous sommes régulièrement en contact avec les secrétaires nationaux et chargés de missions qui nous tiennent au courant et demandent avis pour leur domaine : la catéchèse, les relations internationales, la communication, la coordination et formation, la commission de ministères. Il y a aussi contact et réflexion régulièrement avec les facultés ou alors le service de la Mission, le DEFAP.

 

Nous étudions aussi tous les vœux des synodes pour être à l’écoute ou pour réagir aux vœux et les mettre en place quand ils nous sont adressés directement.

 

Une difficulté détectée c’est la communication sur tout ce qui existe et se vit dans notre église, ou alors faire connaître les thèmes synodaux au-delà des personnes qui travaillent directement là-dessus. Notre système participatif, dit presbytèro-synodal, semble parfois s’épuiser et se lasser ou alors juste trop complexe pour que tout le monde y trouve sa place. Cela restera certainement un chantier pour l’avenir : renforcer la communication et trouver d’autres méthodes de réflexion collective.

 

Car à quoi sert le conseil national ? A garder la cohésion et le bon fonctionnement de notre église pour annoncer joyeusement l’évangile.

 

Je souhaite bon vent et autant de plaisir à la nouvelle équipe que nous en avons eu !

 

Pasteur Didier PETIT, proposé à l’élection

 

Je comprends la mission de toutes les instances de notre Eglise comme un service à rendre aux églises locales et à leurs membres. C’est cet aspect des choses qui me semble essentiel :  j’aime connaître et accompagner au mieux les situations d’Eglises – les situations personnelles aussi – aussi bien dans les difficultés que dans les projets d’avenir.

 

Il m’importe aussi de participer à la réflexion de notre Eglise sur les orientations qu’elle doit prendre ; c’est dans la concertation qu’elle cherche de nouvelles voies, et c’est aussi dans ce dialogue qu’elle se remet en question : l’aboutissement de la mécanique synodale m’intéresse beaucoup !

 

Enfin, « confiné » depuis 28 ans en région parisienne, la diversité de l’Epudf m’échappe peut-être un peu… J’espère que mon engagement au sein du conseil national m’aidera à remédier à ce défaut d’optique.

 

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