édito vidéo : juin 25

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Chers amis,

 

En plein chaos, quand tout s’effondre et que nos boussoles s’affolent, l’homme de Dieu ouvre les yeux. Et il voit ce que nous ne voyons pas. Sa vision ? Révolutionnaire. « Il essuiera toute larme de leurs yeux. Il n’y aura plus de mort, plus de deuil, plus de douleur. Les choses anciennes ont disparu. »Nous, le nez dans le guidon de nos vies cabossées et de notre monde enflammé, nous ne voyons que l’ancien monde qui s’effrite. Lui aperçoit une naissance cosmique : « Maintenant, je fais toutes choses nouvelles. » Jean de Patmos, dans les décombres de Patmos, distingue une ville sainte « prête comme une épouse qui s’est faite belle pour son mari. » Un mariage universel, une présence divine qui ne se dérobe plus : « Voici, la demeure de Dieu est parmi les êtres humains ! » 

 

Ça fait rêver, non ? Nous partageons son rêve. C’est ça, l’utopie : imaginer un avenir qui n’existe encore que dans nos désirs. Toutes nos utopies naissent d’une souffrance, d’un manque – de justice, de liberté, de bonheur. Et parce que nous refusons la résignation, cette soif fait naître le rêve d’un monde meilleur. 

 

Des utopies qui cartonnent

 

Il y a les utopies juridiques d’Ésaïe : « Il rendra justice aux défavorisés, il sera juste pour les pauvres. » Nous rêvons d’un monde où les petits ne sont plus broyés par une justice défaillante, où ils ne servent plus de chair à canon dans des guerres qui les dépassent. 

 

Il y a les utopies sociales de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués, et je vous donnerai le repos. » Nous rêvons d’un monde où les larmes sont essuyées, où la mort n’a plus le dernier mot. 

 

Mais attention ! Comment distinguer nos fantasmes de véritables visions divines ? Comment éviter le piège de Pinocchio ? 

 

Le syndrome Pinocchio

 

Gepetto sculpte sa marionnette dans une bûche. Il projette dessus tous ses rêves de paternité. Il se crée un petit garçon bien sage, bien lisse, bien comme il faut. Mais c’est du bois ! Quand il lui parle, silence radio. Une marionnette, ça ne répond pas. 

 

Nos utopies risquent le même sort : naïves, figées, indifférentes au réel. Nous fabriquons des idoles parfaites, actionnées par nos ficelles, qui ne nous répondent jamais. Comme dit Ésaïe avec ironie : « Avec la moitié de la bûche, ils se chauffent. Avec l’autre moitié, ils se fabriquent un dieu ! » 

 

Nous prenons nos rêves pour des réalités, nos projections pour des révélations. C’est l’illusion de toute-puissance qui tue l’utopie dans l’œuf.

 

L’amour qui ressuscite

 

À moins que… À moins que cette marionnette ne reçoive vie. À moins qu’elle ne soit transformée par grâce en vraie personne, différente du rêve initial mais infiniment plus vivante. 

 

Moi, je crois que c’est possible. Et ça tient dans cette parole de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Voilà la source qui peut donner vie à nos rêves les plus fous ! 

 

Parce que l’amour est, par principe, une force qui unit, qui relie, qui crée un lien, un « nous », une communauté, une communion entre les humains. C’est la seule force capable d’unifier ce qui est séparé, de rendre vivant ce qui va mourir en nous dépassant nous-mêmes. 

 

L’amour est, par principe, une puissance collective. Ça se joue à plusieurs, ensemble. Seuls, on ne peut rien changer dans le monde. On se décourage, on se met en colère, on éprouve amèrement nos limites, notre impuissance. Ainsi naît le ressentiment, la jalousie, la méfiance voire la défiance qui caractérise notre société. 

 

Ensemble, unis par un lien d’amour, on déplace des montagnes, on tient le coup, on traverse les tempêtes, on se porte les uns les autres. Quand l’un flanche, les autres le cachent, le protègent, lui permettent de reprendre des forces. L’Ecclésiaste l’avait compris avec finesse : « Deux associés valent mieux qu’un solitaire. À deux ils tirent un bon profit de leur travail. Si l’un tombe, l’autre le relève. Une corde à trois brins est plus solide ! »

 

La révolution de l’amour

 

Voilà pourquoi ce que dit Jésus est un commandement nouveau. Non seulement parce qu’il n’a pas encore été réellement essayé (en ce sens, comme le dit Dominique Collin, le christianisme n’existe pas encore) mais aussi parce qu’il est capable de faire toutes choses nouvelles, comme le dit l’Apocalypse.  

 

La puissance d’aimer transforme le monde, rend vivantes nos utopies. Elle fait de nos marionnettes de vrais petits garçons. C’est à ce moment-là que, par grâce, nos rêves sculptés par nos insatisfactions sont ensemencés et prennent vie. Vraie naissance, vraie résurrection ! 

 

« Maintenant c’est fait ! » proclame l’Apocalypse. « Je suis l’Alpha et l’Oméga. Celui qui a soif, je lui donnerai gratuitement de l’eau de la source qui donne la vie. »

 

Le défi francilien

 

Dans notre région parisienne où tant de solitudes se côtoient, dans notre monde où tant d’utopies meurent faute d’amour, nous avons une mission. Être ces témoins de la vie nouvelle qui jaillit quand l’Évangile féconde nos plus beaux rêves. 

 

Nos utopies ne sont pas que du vent. Elles portent en germe le Royaume à venir. Mais pour qu’elles prennent vie, il leur faut l’amour. Cet amour qui transforme nos projections solitaires en communion vivante, nos rêves figés en espérance partagée. 

 

Alors, oui, nos rêves ont une âme. Elle s’appelle l’amour du Christ. Et c’est lui qui les fait passer de la mort à la vie, du fantasme à la réalité, de l’utopie au Royaume. 

 

Dans l’amour du Christ qui fait toutes choses nouvelles

 

Pasteur Samuel AMEDRO

 

 

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