Deux mois après Dourdan : le Conseil régional à l’ouvrage

Au Synode, nous débattons et nous votons un cap. Au Conseil régional, nous transformons ce cap en décisions concrètes : soutenir les paroisses, accompagner les ministères, lancer des projets, tenir le cadre financier… en un mot , donner corps à la “vie synodale” dans la vie réelle.

Depuis le Synode régional de Dourdan (21–23 novembre 2025), le Conseil régional s’est réuni (notamment le 17 janvier) avec une idée simple : tenir ensemble la lucidité et l’élan. La lucidité sur nos fragilités (finances, immobilier, tensions locales, fatigue des équipes) ; l’élan pour mettre des moyens sur les priorités que nous avons choisies (jeunesse, interculturalité, vie missionnaire, formation, coopération).

1) Jeunesse : un poste permanent, un réseau, une présence

L’une des décisions fortes des dernières années — et réaffirmée dans l’équilibre financier voté au Synode — est de mettre la jeunesse au cœur. Concrètement, le Conseil régional a fait franchir une étape décisive à deux chantiers complémentaires :

  • un projet d’animation jeunesse régionale, pour soutenir et relier ce qui existe déjà dans les paroisses, et donner de la cohérence à l’échelle régionale ;
  • la création d’une aumônerie étudiante sur le Plateau de Saclay, là où se concentrent des milliers d’étudiantes et d’étudiants, dans un territoire en croissance et en recomposition.

Pour rendre cela possible, un dossier de financement a été transmis à la Fondation FLAM et l’ouverture du poste de chargé·e de mission jeunesse a été décidée à compter du 1er février 2026 (sous réserve de l’acceptation du dossier). C’est un passage important : on sort des intentions générales pour entrer dans une phase de mise en œuvre, avec un calendrier, une mission et des moyens.

2) Finances : organiser la solidarité, outiller les paroisses

Le Synode l’a rappelé sans détour : nous entrons dans une période où l’équilibre financier nécessite et exige à la fois de clarifier les règles, renforcer la solidarité, et aider les paroisses à se doter d’une animation financière plus dynamique.

C’est dans cet esprit que le Conseil régional a lancé un cycle de rencontres “présidents – pasteurs – trésoriers”, ouvertes aussi aux paroissiens engagés. Objectif : partager un diagnostic réaliste, échanger des pratiques, et progresser ensemble sur des questions très concrètes :

  • mieux comprendre les enjeux budgétaires ;
  • renouveler l’animation financière (communication, outils, nouveaux donateurs, mobilisation des “paroissiens éloignés”) ;
  • anticiper et mutualiser, y compris sur la question immobilière ;
  • et (oui) se redire le sens spirituel de l’argent : à qui appartient-il, et que signifie “faire corps” entre Églises locales ?

Quatre rendez-vous sont programmés au printemps et au début de l’été, avec une première date dès le 8 mars.

En parallèle, le Conseil régional poursuit le suivi des décisions synodales sur :

  • l’appel à contribution exceptionnelle destiné à financer durablement deux priorités (jeunesse et interculturalité) ;

et la mise en place d’un cadre de partage progressif autour de certains produits exceptionnels (legs, donations, etc.), afin de mieux répartir les charges et d’assurer nos missions communes.

3) Ministères : accompagner, discerner, stabiliser

On parle souvent des “grands sujets” synodaux, mais une part essentielle du travail du Conseil régional est plus discrète : prendre soin de la continuité des ministères pastoraux.

Ces dernières semaines, le Conseil a notamment travaillé sur :

  • des évaluations et confirmations de ministères (notamment après période probatoire ou évaluation de mandat) ;
  • l’admission de nouveaux ministres au sein de l’Église protestante unie, avec l’attention nécessaire à leurs lieux de service ;
  • des nominations à venir, pour que les transitions se fassent au mieux, avec le souci de ne pas fragiliser les communautés locales.

Derrière ces mots administratifs, il y a une réalité très humaine : favoriser des conditions de ministère justes, soutenir les conseils presbytéraux, et éviter que des transitions déjà exigeantes deviennent des ruptures.

4) Communion : accompagner les situations locales sensibles

Le Conseil régional a aussi porté attention à plusieurs situations locales où la vie d’Église devient tendue (fatigue, incompréhensions, blocages relationnels, questions immobilières, etc.). L’enjeu n’est pas de “trancher” à distance, mais de se rendre présent, d’écouter, de mettre des personnes en relation, et de chercher des issues qui évitent la déchirure.

C’est l’un des paradoxes de notre régime presbytéro-synodal : la Région n’a pas vocation à gouverner à la place des paroisses, mais elle a le devoir d’accompagner quand l’équilibre devient fragile — pour protéger les personnes, et préserver la possibilité de “marcher ensemble”.

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5) Des vœux aux chantiers : ce qui commence à se mettre en place

Le Synode ne vote pas seulement des décisions : il adresse aussi des vœux qui ouvrent du travail. Le Conseil régional s’en est saisi sur plusieurs points :

  • Aumônerie militaire : une première réunion de clarification est engagée afin de discerner des interlocuteurs, mieux comprendre les besoins, et identifier comment nos paroisses peuvent soutenir concrètement.
  • Chrétiens persécutés : une orientation a été prise pour encourager les Églises locales à se relier aux associations compétentes, à sensibiliser, et à nourrir la prière et la solidarité par une communication régulière.

Église universelle / relations interreligieuses : dans la continuité du thème synodal, l’idée est de constituer un réseau de personnes-relais capables d’aider les paroisses dans leurs situations de dialogue, de diversité, et de coopération.

6) “Comment on travaille ensemble” : la rencontre annuelle des services

Le 17 janvier a également été un temps de rassemblement plus large : la rencontre annuelle des services régionaux. Un travail important s’y est poursuivi autour d’un “mémo des services”, pour clarifier :

  • comment sont définies les missions d’un service ;
  • comment ses membres sont discernés et nommés ;
  • et comment les services coopèrent entre eux, avec les Églises locales, et avec l’échelon national.

Trois attentes fortes sont ressorties, très concrètes :

  1. disposer d’un référent (côté Conseil régional) pour chaque service ;
  2. mieux recenser et relier les entraides déjà existantes entre paroisses ;

outiller davantage les paroisses sur la gestion immobilière (souvent le premier poste de dépenses), en favorisant une culture de discernement en amont des gros travaux, et en identifiant des correspondants locaux.

Dates à retenir

Prochains Conseils régionaux : 14 février, 21 mars, 11 avril, 30 mai, et 4–5 juillet 2026 (week-end du Conseil régional).

Pour aller plus loin

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