Au revoir 9 fois : Des chemins qui se séparent, une même espérance

Une page se tourne, d’autres s’ouvrent. Cette année, notre Région salue le ministère de six pasteurs qui partent à la retraite, tandis que trois autres rejoignent de nouveaux horizons. Autant de parcours, d’engagements et d’histoires qui continuent de porter du fruit.

Au fil d’une vocation

Bertrand de Cazenove

 

Appelé par le CR sortant tu es élu président le 16 mars 2013 par les synodaux accueillis par la paroisse de Paris Annonciation dans les sous-sols de la rue Cortambert.

 

Un début et une fin de ministère régional plutôt originaux. Une arrivée lors d’un synode tenu en deux temps : mars pour élire les représentants au 1er synode national de la toute nouvelle EPUdF tenu à Lyon en mai 2013 et novembre. Un départ le 30 janvier 2021 au cours d’un synode tenu en visio après 3 prolongations de mandat en raison des mesures de confinement !

 

Outre ce que t’a légué Jean-Charles Tenreiro tu es arrivé avec ta besace d’ancien secrétaire  général de l’ERF bien remplie de projets : mettre en route la nouvelle Eglise Unie au niveau régional en  préparant le rapprochement avec les luthériens ; réorganiser les consistoires de la région qui passeront de 4 à 8 en conséquence de la réforme de la carte des régions ce qui a conduit au départ et à l’arrivée de 3 églises et revoir leur rôle; accueillir à notre synode régional les églises de Martinique et Guadeloupe.

 

Une région unie ! un beau défi presque réalisé avec la mise en place en 2019 d’un groupe de travail auprès du conseil national pour élaborer un aménagement de la constitution mais interrompu par la pandémie et de nouvelles élections synodales.

 

Les décisions à prendre sur l’adéquation pasteurs – paroisses, sur l’adaptation de paroisses à leur environnement (fermeture, regroupement, développement …)  étaient éclairées par ta large connaissance du protestantisme, de l’histoire de nombreuses paroisses, du monde protestant et du corps pastoral. Crises, conflits au sein de certaines paroisses qui ont pu dériver en attaques personnelles … tu as eu à en gérer. Tu as failli y laisser ta santé mais ta vice -présidente Judith Doré a été là jusqu’à son décès en octobre 2020 en laissant selon ton expression « un lumineux témoignage de foi et d’humour ».

 

Tu as eu aussi à affronter de rudes désaccords à la suite des décisions du synode du Lazaret sur la bénédiction des couples de même sexe et à gérer un synode profondément secoué par les attentats du  13 novembre 2015.

 

Il est frappant d’observer que ces tensions peuvent se traduire par une moindre solidarité financière.

 

Et puis tu as souhaité rejoindre le poste du « Foyer fraternel d’Aubervilliers », communauté implantée en 1946, chère à ton cœur je pense pour son interculturalité, mais pas seulement, que tu as vu se constituer en association cultuelle locale le 18 mai 2014, grandir avec Christine Durand-Leiss puis Georges Letellier et tu as œuvré pour assurer le financement de la restauration de ses locaux.

 

Belle et joyeuse retraite !

 

Christian Voitellier

 

 

Jean Dietz

 

Un grand pasteur

 

Par la taille d’abord. A la première rencontre, nous vîmes entrer un homme de haute stature à la démarche de montagnard. Une présence, avec un débit de parole tranquille, une voix bien timbrée.

 

Par l’expérience aussi. Jean nous est arrivé après avoir eu une première vie d’ingénieur, notamment dans l’industrie de l’armement, puis une deuxième vie de pasteur. Il a été pasteur en paroisse, pasteur « volant », pasteur formateur, et il a exercé d’autres diverses responsabilités dans la région Rhône Alpes Lyon.…

 

Par l’exigence intellectuelle et la profondeur surtout. Quelques jours avant qu’il ne débute son ministère de pasteur dans la paroisse de Vincennes-Montreuil, une réunion de conseil presbytéral élargie aux paroissiens intéressés permit une première rencontre. Chacun put alors interroger Jean Dietz, qui se prêta de bonne grâce à cet échange. « Pourquoi êtes-vous devenu pasteur ? » demanda une des personnes présentes. Sa réponse fut claire : « Par amour de la Bible d’abord ». Oui, les paroissiens purent le constater semaine apres semaine : Jean Dietz est un passionné de la Bible. Un fin connaisseur et un paisible enragé !

 

Mais il l’étudie avec les qualités qui sont les siennes : inlassable et patient labeur au plus près du texte, intransigeance de la rigueur scientifique, esprit critique. Sa grande érudition en matière théologique nourrit un dense et permanent travail intellectuel qui va au fond, reprend les mots écrits en grec ou en hébreux pour nuancer ou préciser les traductions, qui s’interroge, débusque les possibles contresens millénaires et n’hésite pas à questionner les fausses évidences. Dans un seul but : comprendre et transmettre la foi chrétienne.

 

Transmettre, oui, ce fut son quotidien à travers les études bibliques, les prédications, les éditoriaux du bulletin paroissial Le Glaneur, les lettres mensuelles aux paroissiens au temps du covid, et les cultes enregistrés et diffusés sur youtube …. Comme il dit parfois : « la foi est une joie à la recherche de sa source ». Avec toujours une grande gentillesse, il nous a conduits dans cette recherche pendant sept ans. Merci.

 

Catherine PIOT

 

 

Bruno Gaudelet

 

Je n’ai pas manqué de dire qu’on est toujours le libéral de quelqu’un, sous-entendant qu’on arrive toujours à trouver des personnes plus conservatrices que soi. J’ignorais qu’un jour cette expression allait se retourner pour me faire réaliser que je pouvais être le libéral d’un… post-libéral. C’est ainsi que le pasteur Bruno Gaudelet se situe volontiers dans le paysage intellectuel contemporain. Interrogez-le pour en savoir plus, cela vous permettra de profiter encore un peu de son goût prononcé pour la mise à disposition du savoir universitaire pour le plus grand nombre, avant qu’il ne nous quitte. En effet, après avoir la Région parisienne pour y exercer son ministère au sein de l’Église réformée de Neuilly, puis à Batignolles, il fait valoir son droit à la retraite.

 

Je suis convaincu qu’il continuera à exercer le ministère doctoral qu’il a mené de front, en commettant de noveaux livres traitant des grands sujets de la théologie. Il a revisité le Notre Père et le Credo, il s’est intéressé à la tension entre religion et modernité, il n’a pas manqué de faire valoir son goût pour l’herméneutique (l’art de l’interprétation des textes, des discours) auprès et paroissiens et, plus largement, dans le cadre de dialogues interreligieux et interconvictionnels. Il ne manquera pas de domaines dans lesquels il pourra interroger la pertinence des systèmes de pensée, proposer ses propres manières d’exprimer des convictions capables de renouveler la compréhension de l’existence, de ce qui fonde notre humanité et ce qui forge ce que nous avons en commun, ce qui nous lie ou nous oppose, ce qui nous fait vivre. J’espère qu’il ne manquera pas de temps pour continuer à faire tonner son rire, mi-amusé mi-sarcastique et savourer les bonheurs disponibles : au regard des agendas impitoyables de bien des retraités, je te souhaite, Bruno, de pouvoir saisir de multiples instants de grâce qui permettent à l’âme de s’exprimer en toute liberté.

 

Pasteur James Woody

 

 

Alain MAHAUD

 

Alain Mahaud est arrivé dans notre paroisse en tant que pasteur proposant en 2022. Il venait de terminer ses études de théologie à l’Institut protestant de théologie de Paris.

 

Avant d’être pasteur, Alain avait mené une carrière de directeur des ressources humaines dans une grande compagnie d’assistance. Cette longue expérience professionnelle combinée à des qualités personnelles très appréciée lui a permis de mettre en pratique de nombreuses compétences, précieuses pour le ministère pastoral : l’écoute active, l’aisance dans le dialogue avec des personnes aux profils et aux parcours variés, le sens de l’organisation mais également la capacité à l’étonnement et à l’admiration des bienfaits du Seigneur. Conscient des réalités de notre monde, toujours au service, il a œuvré activement à la gestion quotidienne de notre Église locale, allant souvent au-delà des attributions de son ministère pastoral.

 

Ses prédications, à la fois claires et fondées sur une étude attentive des textes bibliques dans leur langue d’origine, ont été unanimement appréciées. Soucieux de tous , il a visité de nombreuses personnes isolées, veillant à maintenir le lien avec tous les paroissiens, même les plus éloignés, et assuré un parcours de catéchèse pour adultes à l’intention des paroissiens intéressés. Il a par ailleurs rassemblé les différentes réunions de prière sous l’appellation « En Son nom », afin de rappeler que, quelles que soient nos sensibilités et nos intentions de prière, c’est bien au nom du Seigneur que nous nous réunissons. Alain a également accompagné l’équipe de l’école biblique et les catéchètes ; la transmission de l’Évangile à la nouvelle génération lui tient particulièrement à cœur.

 

Nous regrettons le départ d’Alain mais rendons grâce à l’Éternel de nous avoir donné de croiser son chemin. Sa bonne humeur et son empathie vont nous manquer. Nous lui souhaitons une belle retraite et sommes dans la joie de savoir qu’il viendra de temps à autre prêcher dans notre Église ou, plus simplement, nous rendre visite.

 

Jean-Michel Fouquet

 

 

Elysé Mayanga Pangu

 

Le 30 juin 2026, le pasteur Elysé Pangu Mayanga prendra sa retraite après de nombreuses années de ministère fidèle au service de l’ancienne Eglise Evangélique Luthérienne de France et de l’Église protestante unie de France. Depuis 2023, il exerçait son ministère au sein de l’Église protestante unie d’Auxerre, après un long parcours pastoral marqué par l’engagement, la profondeur spirituelle et le sens de l’Église universelle.

 

Formé à la théologie à Bangui puis à Strasbourg, et également diplômé en sociologie de la Sorbonne, il a toujours conjugué profondeur théologique, attention humaine et connaissance de l’institution ecclésiale.

 

Au sein du Consistoire Entre Vignes et Forêts, nous avons beaucoup apprécié sa collaboration fraternelle ainsi que la richesse de ses expériences pastorales, spirituelles et administratives. Lors de nos rencontres pastorales, sa parole était toujours empreinte de sagesse, de discernement et de sérénité. Face aux questions parfois complexes de la vie de l’Église, il savait rappeler avec précision les textes constitutifs de l’Église, non comme de simples règles administratives, mais comme des repères au service de la communion, de l’écoute mutuelle et du bon témoignage de l’Évangile.

 

Mais beaucoup garderont surtout le souvenir d’un homme profondément spirituel. Sa pratique du jeûne pendant le Carême témoignait d’une foi vécue avec discrétion, discipline et fidélité. Pasteur de proximité, il savait écouter, accompagner, encourager et porter dans la prière les joies comme les épreuves de ceux qui lui étaient confiés.

 

J’ai personnellement connu le pasteur Elysé Pangu Mayanga bien avant notre collaboration consistoriale, lorsque j’exerçais comme Secrétaire général de la Cevaa-Communauté d’Eglises en mission. Déjà, il manifestait cette vision ouverte et universelle de l’Église qui a marqué l’ensemble de son ministère.

 

Au moment où s’ouvre pour lui une nouvelle étape de vie, nous lui adressons nos vœux fraternels de paix, de santé et de bénédiction. Que le Seigneur qu’il a servi avec fidélité continue d’accompagner ses pas.

 

Nos routes se croiseront autrement

 

Pasteur Célestin KIKI

 

« Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux » (Ecclésiaste. 3 verset 1)Le temps est venu de se  dire au revoir.

 

Elysé Pangu Mayanga nous quitte déjà après trois années passées à Auxerre. Un grand MERCI  à lui de nous avoir accompagnés avec bienveillance, disponibilité, fraternité.

 

Élysé, toujours une écoute attentive, un travailleur infatigable, une dynamique positive et enthousiaste : son passage dans notre paroisse laissera une belle et profonde empreinte.

 

Nous lui souhaitons bonne route vers de nouveaux horizons.

 

Adrienne Groën

 

 

Jean-Pierre Zang

 

Après deux mandats de pasteur à la paroisse EPUdF de Saint-Maur-des-Fossés, qui s’ajoutent à 20 années en poste au sein de paroisses de l’ERF, puis de l’EPUdF, d’abord près de Montpellier où il a étudié, puis en région parisienne, Jean-Pierre Zang prendra sa retraite cet été.

 

Comme il le répète souvent, un pasteur « n’est que de passage », et l’expérience de tant de passages accumulés aura façonné un homme profondément imprégné de foi, de culture théologique et ecclésiologique ; un pasteur convaincu de la force des échanges pour transmettre la foi chrétienne, toujours prêt à mettre ses qualités d’exégète au service de la Parole ; un talentueux mélomane par ailleurs, pour qui la musique, le gospel en particulier, a été un relai naturel des prédications autant qu’une passion ; et puis, un ami, un compagnon, un chef de famille qui n’a eu de cesse d’intermédier pour le rassemblement, malgré les différences et les tourments, dans la joie de l’Éternel.

 

Alors, les mots manqueront certainement pour souligner les défis relevés, les anecdotes que ceux qui se remémorent son passage se rappelleront ; entre autres, les partages bibliques enfiévrés (ne manquait que Daniel Bourguet en chair et en os !), les prières des « jeudis du Carême », le dialogue œcuménique, l’accompagnement des prédicateurs laïcs, des conseillers presbytéraux et des catéchumènes ; les repas paroissiaux plein de saveurs ; les chorales, sa seconde vie ; l’engagement au DEFAP, l’accompagnement des paroisses camerounaises amies, les accolades et les bons mots dans les couloirs synodaux.

 

Le 28 juin, Jean-Pierre quittera une dernière fois la salle de culte en premier, comme à l’habitude, pendant le jeu d’orgue qu’il clôturera d’un dernier « bon dimanche à tous ! », ponctué, peut-être d’un « je n’étais que de passage… ». Mais quel passage ! Jean-Pierre, merci pour tout, profite d’un repos mérité avec Nicole, votre famille et vos amis, et on se dit à bientôt, vite !

 

Pascal Juigner

Vers de nouveaux horizons

Marie-Pierre Cournot

 

Marie-Pierre est arrivée comme proposante dans notre église de Montparnasse-Plaisance il y a huit ans, et il faut faire un effort pour se rappeler qu’il s’agissait de ses premiers pas de pasteure – tant elle semble à sa place, tant son ministère semble aller de soi aujourd’hui. Elle en a une vision large, flirtant avec l’hyperactivité mais toujours en lien avec notre église. Enseignante à l’IPT, des étudiants en théologie nous rejoignent. Œuvrant au sein d’Emouna, des imams et rabbins enrichissent nos cultes. Membre de la Commission Liturgie, nous en expérimentons les propositions (et au-delà probablement : on se souvient d’un culte avec une tente plantée au milieu, et d’une prédication avec des quilles). Sans parler de ses responsabilités au Conseil Régional, ou le fourmillement de projets dans notre église locale : Queer en Christ, Protestantisme Niveau Débutant, Carrefours de vie, Halte Spirituelle, etc. (Avertissement : pour les besoins de cet article, nous renonçons à l’impossible exhaustivité)

 

Elle a le soin du collectif. Dans cette église pleine de diversité, elle travaille la rencontre mutuelle, ancrée dans l’Évangile. Les enfants ont une place particulière dans son ministère, et donc aussi au premier rang de l’assemblée. Sa réserve et pudeur (elle va évidemment détester cet article) n’empêchent pas un franc parler constructif. Ouverte aux projets qui ne sont pas les siens, elle facilite l’émergence d’initiatives et encourage à tenter des formats nouveaux, qui parfois deviennent pérennes. Mais quand le succès n’est pas au rendez-vous, elle rappelle qu’ »arrêter n’est pas un échec » et invite à doser nos efforts (les cordonniers…).

 

Elle a un sens aigu de l’accueil et une grande capacité d’écoute – tant d’entre nous se souviennent d’avoir été accompagné de près quand le besoin s’en faisait sentir. Un à un, les nouveaux ont monté l’escalier et poussés la porte, ont été interpellés par des prédications riches, se sont sentis accueillis, sont revenus, sont restés – et il arrive qu’on peine à trouver de la place pour tous au culte.

 

Dans les joies de son ministère parmi nous, et non des moindres, la présence discrète et efficace de son mari Didier. Bien au-delà de la simple diffusion technique de nos cultes en visio et de son expertise en micros, son humour et sa sollicitude vont nous manquer.

 

Chère Marie-Pierre, c’est à notre tour désormais de t’envoyer pour ta prochaine étape, avec reconnaissance pour le chemin partagé et nos prières pour la suite de ton ministère. Nous t’empruntons tes mots de fin de culte : « Le Seigneur te bénit et te garde, toi, et tous ceux que tu aimes ! »

 

Charlotte de Wailly

 

 

Robert Shebeck

 

Après 8 années de ministère au sein de l’Église Protestante Unie de l’Annonciation, le pasteur Robert Shebeck s’apprête à prendre un nouveau départ. Il rejoint prochainement la paroisse de Calvisson, emportant avec lui l’affection et la reconnaissance chaleureuse de toute notre communauté.
Nous rendons Grâce à Dieu pour tout ce que son ministère nous a apporté.
Ce qui a marqué son passage parmi nous, c’est avant tout une énergie communicative et un optimisme tenace, qui ont su insuffler l’élan nécessaire à l’émergence de nouveaux projets. Robert Shebeck n’a jamais craint d’ouvrir des chemins : profondément attaché à l’œcuménisme, il a poursuivi avec constance et succès l’accompagnement des foyers mixtes, en lien étroit avec la paroisse catholique de notre quartier. Il a également développé une belle tradition d’accueil annuel de jeunes issus des écoles catholiques environnantes, leur offrant une découverte vivante et bienveillante du protestantisme. La paroisse de Passy-Annonciation a par ailleurs largement bénéficié de son engagement dans l’accueil des Maisons d’Unité, témoignage concret de sa vision d’une Église ouverte et fraternelle.

 

En tandem avec Nathalie Chaumet, il a contribué à l’essor des cultes familles, qui rencontrent aujourd’hui un franc succès et rassemblent chaque fois davantage de fidèles, petits et grands. Soucieux que l’Église parle au monde d’aujourd’hui, il a aussi œuvré à la modernisation de nos outils de communication, renforçant ainsi notre présence et notre lisibilité.
Ses prédications, toujours ancrées dans le concret de nos vies, portaient cette conviction que la Parole de Dieu se doit d’être vivante et engagée — une priorité qu’il a incarnée semaine après semaine.
Après une année de binôme fructueux avec Olivier Putz, vient l’heure du départ. Nous lui souhaitons, dans son nouveau ministère à Calvisson, la même ardeur, la même joie et la même grâce qui ont illuminé son service parmi nous.

 

Loïc Auboin et Charlotte Montesinos

 

 

Lionel Thébaud

 

Lionel nous quitte en juillet prochain pour une paroisse de Normandie qui aura la chance désormais de recevoir son message, joyeux mais ancré dans la réalité, message sincère parce que inspiré.

 

Toujours joyeux, telle est notre devise. De mon temps, à « l’Ecole du dimanche » , nous chantions ce cantique avec conviction. Cela faisait du bruit. Le protestant est joyeux.

 

C’est pourquoi l’humour a droit de cité au culte avec Lionel.  Mais le message est ancré dans la réalité de tous les jours ce qui n’est pas sans risques. L’auditeur, touché par une parole peut se sentir visé. C’est un problème qui a toujours existé dans les paroisses : le protestant aurait-il un complexe de culpabilité ?

 

Donc notre pasteur actualise les Evangiles, comme Paul dans ses Epîtres actualisait les prophètes, en particulier Esaïe. Tiens, je n’y avais pas pensé jusqu’ici, mais écrire éclaircit les idées : Lionel serait-il  un peu prophète ? Comme tous les pasteurs, bien sûr.

 

Au revoir Lionel, il y a des Normands qui ont de la chance.

 

Claude Perchet

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