Pour les protestants, fortunés ou moins de la première moitié du 19e siècle, conscients de leur réintégration dans la communauté nationale, le souci du prochain défavorisé est omniprésent. Bien sûr avec une vision du monde et des classes sociales qui n’est pas la nôtre,
Cela se traduit par la création de très nombreuses sociétés de bienfaisance et d’entraide dès les années 1820-1830, mais aussi par la prise en charge par les paroisses concordataires d’un vaste effort de présence et d’assistance.
Les tâches qu’elles s’attribuent nous parlent : distribution de secours en nature et en argent aux nécessiteux, placement et entretien des enfants dans les orphelinats, des vieillards et des infirmes dans les asiles, des malades dans les maisons de santé, assistance par le travail, etc.
Souvent portés par le Réveil et par les nouvelles idées de justice sociale, luthériens, réformés (concordataires ou non, évangéliques ou libéraux) comme tous les autres protestants vont s’engager dans ces œuvres et les faire croître, grâce à de grands bienfaiteurs, ainsi que des ouvriers de terrain, souvent des femmes.
Ce foisonnement d’initiatives présentées avec fierté à l’Exposition universelle de Chicago de 1893 sera confirmé tout au long du 20e siècle par leur enracinement et la création de nouvelles œuvres. Qui ne connaît l’Armée du Salut, la CIMADE, La Croix bleue, la Fondation John Bost et la Cause ?
Leur élan doit pouvoir être qualifié de prophétique.
Henri ZUBER
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